• Françoise
    RAINBOW FINANCE, intervenant : Françoise FONDADOUZE


    Présentation de RAINBOW FINANCE

    J’ai créé la société RAINBOW FINANCE, qui a pour cœur de métier le rachat de crédit, en 2005 et j’en suis la gérante.

    Elle est bien sûr mandatée par les principaux établissements de crédits intervenant sur le marché français de la restructuration financière des personnes physiques, inscrite sur le FIDEM, titulaire d’une carte professionnelle de démarchage bancaire et titulaire d’une assurance de responsabilité civile professionnelle.

    La société RAINBOW FINANCE est membre actif :
    - De L’Association Française des Intermédiaires Bancaires (AFIB)
    - Du Syndicat des Intermédiaires en Opérations de Banque (SIOB).

    Interview accordé au site www.credit-mag.fr :

    Présentation et valeurs fondamentales de la profession
    Credit-mag.fr : Comment présenteriez-vous, à nos lecteurs, la profession d'Intermédiaire en Opérations Bancaires, et selon vous, quelles sont les valeurs essentielles à défendre dans cette profession ?
    Françoise FONDADOUZE : L’intermédiaire en opération de banque spécialisé dans la restructuration financière des particuliers, qu’il est plus simple et plus juste d’appeler courtier en rachat de crédit, est avant tout un faciliteur. C’est, en effet, un guide qui accompagne des personnes souffrant de malendettement dans un processus visant à leur apporter une solution privée de désendettement.

    Le courtage en regroupement de crédits, c’est à la fois une compétence – l’IOB doit maîtriser à la perfection les techniques de financement et les critères de ses partenaires – et un art, c’est celui de la négociation pour laquelle il doit présenter de réelles aptitudes, voire un talent naturel.

    Mais outre celles-ci, le courtier en rachat de crédits doit posséder encore d’autres valeurs personnelles parmi lesquelles une grande qualité d’écoute et la volonté de s’impliquer personnellement à fond dans sa mission qui est un facteur essentiel de réussite

    Le rachat de crédits n’est pas un acte anodin pour celui qui le décide. Il doit être abordé par le professionnel selon au moins trois aspects. Humain, économique et social. Pour faire simple : le client doit se retrouver dans une situation meilleure qu’avant son intervention.

    Ce que Germain dit s’applique autant aux IOB : « Les banques, ce n’est pas de l’argent, ce sont des hommes. »

    Au plan général, la profession doit mieux faire valoir l’intérêt économique de son action de recyclage des crédits pour une meilleure capacité d’endettement des emprunteurs dans l’intérêt commun des acteurs économiques.



    Médiatisation du Concept de « Rachat de Crédits »
    Credit-mag.fr : Nous constatons un engouement pour le concept de « Rachat de crédits ». Internet, la presse écrite, mais également la télévision consacrent, depuis peu, de nombreuses émissions sur ce thème, pourtant le regroupement de crédits est une solution financière assez ancienne, comment expliquez-vous ce phénomène de médiatisation ?
    Françoise FONDADOUZE : Ce phénomène a plusieurs causes.

    En tout premier lieu, en raison de l’arrivée récente sur ce marché des grandes enseignes du crédit et d’établissements bancaires.

    Ensuite, une récente actualité a placé le crédit et ses dérives sous les feux des projecteurs médiatiques. Je pense bien sûr à la crise des subprimes.

    Enfin, dans le même temps, l’inflation mondiale a causé la hausse des indices monétaires et financiers qui a entraîné celle des taux d’intérêts révisables qui commençaient à connaître un certain développement en France pour les crédits immobiliers.

    La crise économique qui a résulté de ces circonstances a frappé de plein fouet le pouvoir d’achat des français. C’est une mine pour les médias qui l’exploitent à fond et sous toutes ses coutures. Qui dit pouvoir d’achat dit budget, qui dit budget dit recettes et dépenses, qui dit dépenses dit crédits, qui dit crédits dit trop de crédits, qui dit trop de crédits dit (maintenant) rachat de crédits.

    Cette médiatisation, même si elle n’est pas toujours objective, a le mérite de populariser la meilleure solution de désendettement depuis l’invention du prêt à intérêt en Mésopotamie !



    Augmentation d’IOB par la création de nouveaux cabinets
    Credit-mag.fr : Toute activité économique, récemment médiatisée, apporte son lot de création de structures professionnelles, un nombre important de nouveaux cabinets IOB ont vu le jour depuis 2 ans. Selon vous quels sont les avantages et inconvénients de cette éclosion de nouveaux IOB, et cela ne va-t-il pas nuire à la qualité des prestations ?
    Françoise FONDADOUZE : Cette croissance quasi exponentielle qui pourrait être attribuée à la bonne santé du marché qui la génère pose la question de son niveau de saturation naturelle. J’observe deux choses :

    - Une grande part de ce marché a peu à peu été captée par les grandes enseignes du crédit et des établissements bancaires qui n’hésitent pas à concurrencer, cannibaliser serait plus juste, leurs mandataires ;
    - La profession d’IOB évolue et l’on assiste depuis quelques années à l’émergence de structures succursaliste ou franchisées d’envergure nationale.

    Il n’est nul besoin d’être grand clair pour pronostiquer que la survie de ces petits nouveaux sera plus ardue. Et c’est bien là que cette trop forte croissance pourrait s’avérer pathologique pour la profession.

    En raison du renforcement récent de la législation encadrant l’activité d’intermédiaire en opération de banque et celle de démarcheur bancaire, notamment en rendant les mandants responsables de la probité et de la compétence de leurs mandataires, on peut espérer à ces niveaux essentiels que les nouveaux arrivants sur le marché soient irréprochables.

    Aussi, cette concurrence nouvelle et qui, par la force des choses s’exacerbera, ne devrait donc pas trop nuire aux consommateurs. Néanmoins, elle ne lui bénéficiera guère car elle ne peut porter que sur la commission d’intermédiation dont nous savons qu’elle n’a pas une très grande incidence sur le TEG, quoique la réduction d’une rémunération raisonnable et justifiée entraîne souvent une réduction de la qualité du service.

    C’est la forme la plus naturelle, d’aucuns diront libérale, de régulation économique. Dans un secteur voisin, celui de l’immobilier, un phénomène semblable se produit alors même que la baisse annoncée de ce marché n’est pas encore véritablement engagée.

    Les crises sont toujours sources de renouveau.



    Normes juridiques de la profession
    Credit-mag.fr : Sur les plans normatifs et réglementaires, la profession a vécu des évolutions considérables ces dernières années. Une grande majorité des IOB réclame un statut clairement définie de l’activité. Pensez vous que ces dispositions répondent à cette attente, et, selon vous, quelles sont les évolutions juridiques à atteindre afin de pérenniser notre profession ainsi que son image ?
    Françoise FONDADOUZE : La plupart des IOB qui réclament plus de réglementation sur leur profession sont ceux qui y ont accédé librement et qui voudraient désormais la voir interdite à d’autres dont ils craignent la concurrence. D’autres adorent les débats aussi fumeux que stérile, du genre faut-il s’appeler officiellement IOB, courtiers en crédit ou en rachat de crédit ?

    Pour ma part, je considère que les textes qui régissent aujourd’hui notre profession sont amplement suffisants pour protéger le consommateur, à condition qu’on les applique. Il en est de même pour l’exercice de la concurrence entre nous : La législation est suffisante, faut-il encore que la DGCCRF la fasse respecter car nous subissons encore trop de distorsions qui nous sont préjudiciables.

    En ce qui concerne notre statut professionnel, il m’apparaît suffisamment réglementé désormais. La pérennité de notre profession ne relève pas du droit mais des rapports économiques avec nos partenaires naturels : les établissements de crédit. En France et bientôt en Europe. A ce niveau, j’attends beaucoup de l’ouverture du marché unique européen au services financiers qui a fait l’objet d’une directive approuvée le 16 janvier 2008 par le Parlement européen.

    En clair, prenons-nous en mains grâce à une structure représentative dynamique et interventionniste, n’ayons pas peur du mot, qui pratiquera le lobbying et sera un interlocuteur respectable de nos protagonistes habituels car représentant une certaine puissance économique et sociale. C’est un appel lancé à nos deux syndicats afin qu’ils accélèrent leur réflexion sur une stratégie de rapprochement qui pourrait prendre la forme d’une Union, voire d’une Confédération.


    La Rédaction du www.credit-mag.fr remercie Françoise FONDADOUZE pour cette interview.

    Entretien réalisé le 2008-09-05
    Françoise FONDADOUZE
    RAINBOW FINANCE
    CENON (33)
    Téléphone : 05.56.31.31.11
    Internet : www.e-rachat-credit.fr

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